Actualiés

Actualiés, Made Worldwide

Joseph Monier, le jardinier qui a armé le béton

Joseph Monier, le jardinier qui a armé le béton   Le 16 juillet 1867, un jardinier parisien, Joseph Monier, dépose un brevet pour des bacs horticoles en fer et ciment. Ce brevet compte parmi les actes fondateurs du béton armé. Monier n’est ni ingénieur ni architecte. Il cherche simplement des bacs plus solides pour ses orangers. Pourtant, son procédé finira par construire des ponts en France, puis des centaines d’ouvrages en Allemagne. Retour sur une invention née au jardin, et sur les pionniers qui l’ont entourée. Avant Monier : une barque et une maison Monier n’invente pas seul l’idée d’associer le fer et le ciment. Deux Français l’ont précédé de quelques années. Joseph-Louis Lambot (1814-1887) fait flotter en 1848 une barque en fil de fer et mortier sur l’étang de son domaine de Miraval, dans le Var. Il brevette son procédé, baptisé « ferciment », le 30 janvier 1855. Sa barque est aujourd’hui exposée au musée du Pays Brignolais, à Brignoles. François Coignet (1814-1888), industriel, construit en 1853 à Saint-Denis une maison en béton coulé dans des coffrages. Elle est considérée comme la plus ancienne maison en béton de France et se dresse toujours au 72, rue Charles-Michels. Coignet dépose en 1854 un brevet de « béton économique » et devient l’un des grands promoteurs du matériau. Joseph Monier, le jardinier inventeur Né en 1823 à Saint-Quentin-la-Poterie, près d’Uzès (Gard), Monier est jardinier comme son père, au service du duc d’Uzès. En 1842, le duc lui confie le jardin de son hôtel parisien. En 1846, il rejoint les jardins du Louvre, puis l’orangerie des Tuileries. Il fonde sa propre entreprise d’horticulture en 1849. Son problème est très concret : il lui faut des caisses plus durables et moins chères pour les orangers. Sa solution consiste à noyer un treillis de fer dans du mortier de ciment. Le fer reprend les efforts de traction que le ciment supporte mal, et le ciment protège le fer. Le 16 juillet 1867, il dépose son premier brevet (n° 77 165) pour des « caisses-bassins mobiles en fer et ciment » destinées à l’horticulture. De la jardinière au pont Monier comprend vite que son procédé dépasse le jardin. Au fil des additions et des nouveaux brevets, il l’étend aux tuyaux, aux réservoirs (1872), aux ponts et passerelles (13 août 1873), puis aux poutres (14 août 1878). Il déposera 19 brevets au total. En 1875, il construit pour le comte Taupinart de Tilière un pont au château de Chazelet, dans l’Indre. L’ouvrage mesure 13,80 m de long et 4,80 m de large. Son tablier repose sur quatre poutres légèrement cintrées, armées de fers plats reliés par des cadres en fer rond. Il est présenté comme le premier pont en ciment armé au monde et est inscrit aux monuments historiques depuis 1927. Suivent un château d’eau à Clamart (1887) et un escalier de 140 marches dans le donjon du château de Blandy-les-Tours (1889). Le paradoxe : un succès allemand, un inventeur ruiné C’est à l’étranger que le procédé connaît son véritable essor. Monier dépose un brevet en Autriche en 1879, puis en Allemagne en 1881. En 1884, des entrepreneurs allemands, dont Conrad Freytag, acquièrent la licence pour le sud de l’Allemagne. En 1885, ils cèdent les droits pour le nord à l’ingénieur Gustav Adolf Wayss. Celui-ci fait réaliser des essais publics de charge et d’incendie, puis publie en 1887 la brochure Das System Monier, tirée à 10 000 exemplaires. Entre 1887 et 1891, près de 300 ponts sont construits en Allemagne selon son procédé. Son nom entre même dans la langue : les Allemands ont longtemps appelé les armatures « Moniereisen », le « fer de Monier ». En France, l’histoire tourne mal. Son fils Paul meurt sur un chantier en novembre 1887. Son entreprise fait faillite en 1888 et est liquidée en avril 1889. Les sociétés qui exploitent ses brevets paient mal leurs redevances. En 1903, soixante-dix ingénieurs, entrepreneurs et industriels demandent pour sa famille la concession d’un bureau de tabac. Joseph Monier meurt dans la pauvreté à Paris, le 13 mars 1906. Après Monier : le béton armé devient une science Le relais est pris par François Hennebique. Son brevet du 8 août 1892, déposé en France et en Belgique, relie poteaux, poutres et dalles en une ossature monolithique. Il crée un bureau d’études en 1894 et diffuse son système par un vaste réseau d’agents et de concessionnaires. En 1899, il fait bâtir son siège en béton armé rue Danton, à Paris. En 1900, il démontre publiquement la résistance du matériau au feu. L’État s’en saisit à son tour. Une Commission du béton armé est créée en 1900. Ses travaux aboutissent à la circulaire du 20 octobre 1906 sur l’« emploi du béton armé », premier règlement de calcul français, publiée l’année même de la mort de Monier. Chronologie En moins de soixante ans, de la barque de Lambot à la première réglementation, le béton armé passe de l’expérience isolée au matériau normalisé. Année Événement 1848 Lambot fait flotter sa barque en fil de fer et mortier (Miraval, Var) 1853 Coignet construit sa maison en béton à Saint-Denis 1855 Lambot brevette le « ferciment » (30 janvier) 1867 Monier brevète ses caisses horticoles en fer et ciment (16 juillet) 1873 Monier brevète les ponts et passerelles (13 août) 1875 Pont du château de Chazelet (Indre) 1878 Monier brevète les poutres (14 août) 1884-1885 Licences allemandes : Freytag au sud, puis Wayss au nord 1887 Wayss publie Das System Monier 1888 Faillite de l’entreprise de Monier 1892 Brevet Hennebique (8 août) 1906 Mort de Monier (13 mars) ; circulaire sur l’emploi du béton armé (20 octobre)    

Actualiés, Made in Maorocco, Made in Morocco

Retour sur la formation « IA appliquée au BTP » : une journée d’immersion dans les nouvelles méthodes de travail du secteur

Retour sur la formation « IA appliquée au BTP » : une journée d’immersion dans les nouvelles méthodes de travail du secteur Le 16 mai 2026, LMOHANDIS, en partenariat avec BIMPATH, a organisé une journée de formation dédiée à l’Intelligence Artificielle appliquée aux métiers du BTP. Cette session a réuni des ingénieurs, architectes, responsables de projets, et professionnels du secteur venus découvrir comment les outils d’IA peuvent être intégrés concrètement dans leurs activités quotidiennes. Une approche résolument pratique L’objectif de cette formation était de dépasser les concepts théoriques pour montrer des applications réelles et immédiatement exploitables dans les études, la gestion de projet et le suivi des chantiers. Tout au long de la journée, les participants ont travaillé sur des cas pratiques inspirés de projets réels et ont découvert comment l’IA peut contribuer à : Automatiser la production de documents techniques ; Générer des CPS, DQE et BPU plus efficacement ; Structurer des rapports et comptes rendus professionnels ; Optimiser la préparation des études et des dossiers techniques ; Améliorer la gestion des plannings et le suivi des projets ; Créer des assistants IA adaptés à leur métier. Des outils au service de la productivité La formation a également permis aux participants de se familiariser avec les meilleures pratiques d’utilisation des outils d’IA et de comprendre comment les exploiter de manière pertinente dans un contexte professionnel. Les échanges ont mis en évidence un constat partagé : l’Intelligence Artificielle ne remplace pas l’expertise des professionnels du BTP, mais constitue un puissant levier pour gagner du temps, améliorer la qualité des livrables et se concentrer davantage sur les tâches à forte valeur ajoutée. Une dynamique d’innovation pour le secteur Cette initiative s’inscrit dans la volonté de Lmohandis et BIMPATH d’accompagner la transformation digitale du secteur du BTP au Maroc en proposant des formations adaptées aux réalités du terrain et aux évolutions technologiques. Nous remercions l’ensemble des participants pour leur confiance, leur implication et la qualité des échanges tout au long de cette journée. Et après ? Face à l’intérêt suscité par cette première édition, de nouvelles sessions et thématiques avancées seront prochainement proposées afin d’accompagner les professionnels souhaitant approfondir leur maîtrise de l’IA appliquée au BTP. Restez connectés pour découvrir nos prochaines formations et événements.

Actualiés, Made in Maorocco, Made in Morocco

Lmohandis : vers une nouvelle ère de digitalisation du secteur du BTP au Maroc

Le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) constitue un pilier stratégique du développement économique au Maroc. Toutefois, il reste confronté à des enjeux structurels majeurs : fragmentation de l’information, hétérogénéité des pratiques, complexité réglementaire et manque d’outils intégrés. Dans ce contexte, Lmohandis s’impose comme la première plateforme digitale dédiée au BTP au Maroc, conçue pour structurer, centraliser et optimiser l’ensemble des ressources et services nécessaires aux professionnels du secteur.  Une plateforme digitale BTP conçue pour la performance opérationnelle Lmohandis centralise, au sein d’un environnement unique, les composantes essentielles à la réussite des projets : Documentation technique de référence (normes, guides, cadres réglementaires, etc.) Outils opérationnels dédiés à l’ingénierie, à l’étude et au suivi des travaux Formations spécialisées en génie civil, construction, gestion de projet, gestion administrative et intelligence artificielle  Services à forte valeur ajoutée adaptés aux besoins des professionnels Cette approche permet d’améliorer significativement la productivité, la qualité des livrables et la prise de décision technique. Une réponse concrète aux enjeux du BTP au Maroc Le secteur du BTP au Maroc évolue dans un environnement exigeant, marqué par : La multiplicité des intervenants (maîtres d’ouvrage, BET, entreprises, architectes) La nécessité de conformité aux normes techniques et réglementaires L’exigence sur les délais et les coûts Le besoin croissant d’expertise et de montée en compétence Lmohandis apporte une réponse structurée à ces défis en positionnant la digitalisation comme levier de performance :  – Centralisation de l’information technique fiable – Standardisation des pratiques et des livrables – Optimisation des processus d’étude et d’exécution – Amélioration de la coordination entre les acteurs Un écosystème digital au service de tous les acteurs du BTP Lmohandis s’adresse à l’ensemble de la chaîne de valeur : Administrations  Porteurs de projets Bureaux d’études techniques et de consulting  Architectes et urbanistes Entreprises de construction et de travaux publics Étudiants et jeunes diplômés  La plateforme s’adapte aux réalités du terrain et aux spécificités du marché marocain, en proposant des solutions concrètes, immédiatement exploitables. Digitalisation du BTP : un changement de paradigme La transformation digitale du BTP ne se limite plus à l’adoption d’outils isolés. Elle implique une refonte globale des méthodes de travail, fondée sur : L’accessibilité de l’information en temps réel L’intégration des données techniques La collaboration interdisciplinaire L’amélioration continue des compétences Lmohandis s’inscrit pleinement dans cette dynamique en structurant un véritable écosystème digital BTP, capable d’accompagner la mutation du secteur vers plus d’efficacité, de transparence et d’innovation. Une vision stratégique pour le BTP de demain Au-delà de sa dimension opérationnelle, Lmohandis porte une ambition claire : Moderniser les pratiques du secteur BTP au Maroc Renforcer les compétences techniques des professionnels Favoriser l’innovation et l’adoption des nouvelles technologies Créer un référentiel digital structurant pour l’ensemble du secteur Lmohandis se positionne ainsi comme un acteur clé de la transformation du BTP, en alignement avec les enjeux de développement et de compétitivité à l’échelle nationale. Dans un environnement où la performance repose sur la maîtrise de l’information, la qualité des outils et la capacité d’adaptation, Lmohandis apporte une réponse globale, cohérente et structurante. Plus qu’une plateforme, il s’agit d’un outil stratégique au service de la digitalisation du BTP au Maroc, conçu pour accompagner durablement les professionnels dans leurs projets. 

Actualiés

Revit : Le Logiciel BIM au Service du Génie Civil

Dans le domaine du génie civil et de l’architecture, la modélisation de l’information du bâtiment (BIM) est devenue la norme. Revit, développé par Autodesk, est l’un des outils BIM les plus populaires, permettant aux professionnels de concevoir, planifier et gérer des projets de construction avec une précision inégalée. Cet article met en lumière les principales caractéristiques de Revit, ses avantages, et comment il transforme le paysage du génie civil. Qu’est-ce que Revit ? Revit est un logiciel de conception et de documentation qui permet de créer des modèles 3D intelligents pour le génie civil et l’architecture. Contrairement aux logiciels traditionnels de CAO, Revit repose sur une base de données paramétrées, ce qui signifie que toutes les modifications apportées à un élément du modèle se font automatiquement dans toutes les vues et documents liés. Fonctionnalités Clés de Revit 1.⁠ ⁠Modélisation Paramétrique : Revit utilise une approche paramétrique, ce qui permet aux utilisateurs de créer des éléments de construction qui peuvent être modifiés facilement. Si un changement est effectué, toutes les parties du projet sont mises à jour automatiquement.

0
    0
    Votre panier
    Votre panier est videRetour à TechShop
    Scroll to Top